Les tenues à Sanchizian
Principes généraux des tenues à Sanchizian
À Sanchizian, les vêtements sont dictés par le désert avant toute chose. La chaleur écrasante, le sable, le vent sec et la rareté de l’eau imposent des tissus couvrants, amples et clairs. Le blanc, l’ivoire, le sable pâle et le beige dominent. Les vêtements sont conçus pour créer de l’ombre, limiter la perte d’humidité et protéger la peau. Le métal est rare et toujours isolé du contact direct avec la chair. La pierre d’Aphanite est portée par tous et toujours visible.
Hommes du peuple
Les hommes portent des tuniques longues et amples, souvent jusqu’aux mollets, en lin épais ou en toile grossière, associées à des pantalons étroits ou à des bandes de tissu enroulées autour des jambes pour empêcher le sable de s’infiltrer. La tête est couverte par un voile ou un chèche protégeant la nuque et parfois le visage. Les sandales sont simples, en cuir épais, souvent réparées. L’Aphanite est portée sous forme de bracelet trop serré ou de collier rigide, généralement volumineux, ce qui rend les gestes plus lents et les corps visiblement fatigués.
Femmes du peuple
Les femmes portent des robes longues et larges, à manches longues malgré la chaleur, afin de protéger la peau. Les tissus sont semblables à ceux des hommes, mais les coupes sont plus fluides. Des ceintures de tissu servent à porter des outils, des gourdes ou de petits sacs. Les cheveux sont couverts par un voile pratique, parfois fixé par une fibule. L’Aphanite est intégrée à un bijou utilitaire, pendentif ou broche, souvent lourde et contraignante.
Pauvres et communautés marginales
En dehors des villes, les vêtements sont faits d’assemblages hétéroclites : toiles récupérées, sacs transformés, voiles usés. Les couleurs sont disparates mais toujours ternies par le sable. La protection contre le soleil est bricolée, avec des capuches cousues, des bandeaux, parfois des lunettes rudimentaires. L’Aphanite est souvent très massive, enchâssée dans un collier impossible à retirer. Les silhouettes sont voûtées, les gestes économes, certains regards semblent éteints par l’effet noétique.
Artisans et classes intermédiaires
Les artisans et marchands locaux portent des vêtements de meilleure qualité, toujours clairs, avec des coupes plus ajustées mais jamais serrées. Les tissus sont plus fins, parfois légèrement brodés de motifs simples. Les chaussures sont fermées, en cuir souple, adaptées à la ville. L’Aphanite est plus petite, correctement positionnée au niveau de la poitrine, signe d’un certain équilibre entre protection et autonomie.
Riches marchands et élites économiques
Les élites économiques portent des tuniques doublées de tissus légers importés, souvent en blanc éclatant ou en ivoire pur. Des voiles plus fins, parfois presque transparents, sont portés davantage comme marque de statut que comme protection. Les bijoux sont nombreux mais discrets, et l’Aphanite est très petite, parfaitement calibrée, intégrée à une bague, une fibule ou une boucle de ceinture. Ces personnes semblent moins affectées par la chaleur, comme si le désert ne les atteignait pas de la même manière.
Nobles et seigneurs de Sanchizian
Les nobles portent des tenues blanches fastueuses, parfois volontairement peu adaptées au climat, signe d’un pouvoir qui défie le désert. Les manteaux ouverts, capes légères et coiffes rigides sont courants. L’ours impérial doré apparaît brodé, gravé ou serti sur des pectoraux, des fibules ou des ceintures. L’Aphanite est décorative, parfois sertie dans un symbole de pouvoir, mais toujours fonctionnelle.
Politiques et administrateurs impériaux
Les administrateurs impériaux portent des tenues blanches strictes, normées, immédiatement reconnaissables. Les coupes sont droites, presque rigides. L’ours doré est présent sous forme de broderie officielle, souvent sur la poitrine ou l’épaule, jamais exubérant. L’Aphanite est standardisée, visible, intégrée à un insigne administratif. Ces tenues privilégient l’autorité et la lisibilité plutôt que le confort.
Gardes impériaux
Les gardes impériaux portent des armures légères de cuir clair ou blanchi, parfois renforcées de plaques isolées. Des tuniques blanches sont portées dessous pour réfléchir la chaleur. Les voiles protègent la nuque et les épaules. L’ours doré est embossé sur les boucliers, gravé sur les armes ou brodé sur l’épaule. Les armes sont pensées pour le désert : lances, sabres courts, boucliers légers. L’Aphanite est portée en pendentif protégé, de taille réglementaire.
Gardes urbains et milices locales
Les milices locales portent des équipements plus lourds mais moins durables, souvent teints en beige ou en blanc cassé. Les symboles impériaux sont présents mais moins raffinés. L’Aphanite est visible et sert autant de protection que de marque d’obéissance.
